S.S.L.A. de PAU et du BEARN

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Actualité
Dernière mise à jour Jeudi 12 Avril 2018

Actualité de la SSLA de Pau et du Béarn

Conférences publiques aux archives départementales le jeudi 12 octobre 2017 à 17h30 par Jean-Noël PASSAL

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La SSLA de Pau et du Béarn

a le plaisir de vous inviter à la conférence de

Jean-Noël PASSAL

anthropologue

« Seconde Enquête sur les chevriers béarnais »

le jeudi 12 octobre à 17 h 30

Archives départementales – boulevard Tourasse à Pau

En 1978, Pierre Tucoo-Chala, président de la SSLA de Pau et du Béarn, présentait son « Enquête sur les chevriers béarnais ». Principalement issus du canton d'Arudy, faussement appelés « chevriers basques », ils ont transformé les transhumances traditionnelles en Adour et Garonne en migrations estivales vers Paris entre les guerres de 1870 et de 14-18. Parcourant les rues des villes au son de la flûte de Pan, ils trayaient directement sur le trottoir. Puis dispersaient le cheptel, s'en revenaient au pays hiverner, reconstituer un troupeau, accumulant ainsi un petit pécule après une dizaine d'années de voyages… Après la Grande Guerre, les voitures envahirent les villes, les chevriers continuèrent leur commerce sous forme de vente de fromages, la caisse sur le dos. Cette enquête, accompagnée d'un film mais de peu d'images, était centrée sur quelques familles d'Arudy.

Dix ans plus tard, Jean-Noël Passal en a pris connaissance et mis sa passion de cartophile et de chercheur historique caprin pour donner des visages à ces chevriers, à travers la France et l'étranger : Belgique et Angleterre. Depuis trente ans, il traque les photos de ces chevriers béarnais - souvent des cadets - tout au long des plages de l'Atlantique et de la Mer du Nord, mais aussi sur les routes du Midi, du Centre et de l'Est de la France. Quant à Paris et sa banlieue, les chevriers se sont installés tout autour de la capitale, profitant des surfaces herbeuses des fortifications, installant de véritables chèvreries et participant ainsi à la constitution de la population parisienne. Illustrée de centaines de photos, cette recherche est faite en collaboration avec l'association de la Chèvre pyrénéenne.

Jean-Noël Passal est né en 1947 dans la banlieue parisienne. Après des études de droit en 1968, il part en Cévennes découvrir la vie en communauté et les chèvres. En 1973, il s'installe en Ariège où il élève des brebis, puis des chèvres, en compagnie de son épouse, fromagère. A la fin des années 80, il échange son troupeau vivant contre des cartes postales caprines et démarre une documentation caprine unique en France. Autoproclamé "caprinologue", il collabore de longues années à la revue professionnelle "La Chèvre" en traitant de l'histoire et de la culture caprine ; travail qu'il fait également sur les ovins pour la revue "Pâtre". Il publie régulièrement des communications relatives à la chèvre en participant aux travaux de la Société d'Ethnozootechnie (étude des rapports triangulaires homme-animal-milieu). Des contacts avec Jean Anglade auteur de la « Célébration de la chèvre », puis avec Jean Domec pour une série radio « L’éloge de la Bique », et une joyeuse participation aux « Caprines », fêtes agri-culturelles en Val de Drôme de 1996 à 2008, l'ont conduit à trois publications conséquentes :

- 2002 : « Les Caprines en Val de Drôme – Enquête sur les fêtes de la chèvre et leurs acteurs » (Mémoire de diplôme d’Anthropologie – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Toulouse)

- 2003 : « Images de la chèvre – Etude des cartophiles, des représentations caprines et de la construction du patrimoine caprin » (Mémoire de DEA d’Anthropologie – EHESS Toulouse)

- 2005 : Edition du livre «l’Esprit de la chèvre » (Ed. Cheminements)

Depuis, Jean-Noël Passal s'est attaqué à un dictionnaire illustré de la chèvre.

entrée libre et gratuite dans la limite des places disponible


Aff. Chevrier horizon


 

Mise à jour le Vendredi, 03 Novembre 2017 10:35

Conférences publiques à l'amphithéâtre de la présidence UPPA de PAU le jeudi 8 juin 2017 à 17h00 par Jean-Marie CARBASSE et Benoît CURSENTE

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L’Académie des sciences et lettres de Montpellier
et la SSLA de Pau et du Béarn

ont le plaisir de vous inviter à la double conférence de

Jean-Marie CARBASSE
professeur émérite de l'Université de Montpellier (Histoire du droit et droit romain)
Ancien recteur d’Académie

« Les libertés de la province de Languedoc au XVIIIe siècle »

 et

Benoit CURSENTE
directeur honoraire de recherches au CNRS

« Les fondements médiévaux des libertés béarnaises »

le jeudi 8 juin 2017 à 17 h

à l’amphithéâtre de la présidence - UPPA
campus universitaire de Pau

 

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

JEAN-MARIE CARBASSE : « Les libertés de la province de Languedoc au XVIIIe siècle ».

Jusqu’à la Révolution, la province de Languedoc (qui s’étendait à peu près sur le même territoire que la région appelée aujourd’hui « Occitanie ») a bénéficié d’une organisation propre dont l’organe essentiel était l’assemblée des « Etats ». Apparus au XIVe siècle comme la modalité méridionale des Etats généraux, les Etats de Languedoc regroupaient des représentants des trois ordres (ou « Etats ») de la province : clergé, noblesse et Tiers-Etat. Leurs attributions originaires étaient avant tout fiscales : il s’agissait de « consentir » au roi des prélèvements financiers justifiés d’abord par les « nécessités » exceptionnelles de la Guerre de Cent ans, puis pérennisés. Au XVIIIe siècle, le principe du consentement à l’impôt est devenu une fiction juridique, mais les attributions des Etats de Languedoc se sont diversifiées, en particulier dans le domaine de l’aménagement du territoire et du développement économique, de sorte que cette province – si on la compare à d’autres – jouit encore d’une réelle autonomie de gestion.

BENOIT CURSENTE : « Les fondements médiévaux des libertés béarnaises »

 Dans le vaste tableau des libertés locales médiévales, le Béarn se signale comme étant le pays de fors, prolongement des fueros ibériques. La concession du premier for, au XIe siècle, est particulièrement précoce mais la compilation des Fors, corpus aussi volumineux que touffu, n’est effectuée qu’à la fin du Moyen Age. Dans la vie sociale, les fors sont les garants des différentes libertés correspondant au nuancier complexe des situations personnelles et/ou géographiques. Dans le même temps, au regard des élites qui siègent aux États de Béarn, les fors s’affirment comme la clé de voûte des libertés béarnaises : le prince tire sa légitimité de leur respect. En 1551 ce dispositif médiéval est remplacé par un « For Réformé » qui va jusqu’à la Révolution, vaille que vaille, maintenir vivante cette liberté provinciale face à la centralisation monarchique. Ces libertés révolues ne sont pas sans écho dans l’actualité...


 

Annonce_conf_8juin2017


 


 

 

Mise à jour le Lundi, 30 Octobre 2017 10:11

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