S.S.L.A. de PAU et du BEARN

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La Revue Revue n°40 - 2013
Dernière mise à jour Samedi 18 Novembre 2017

Revue SSLA n°40 - 2013

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SSLA40_2013

Revue de Pau et du Béarn numéro 40 année 2013

 

Table des matières

- Le mot du Président, par Benoît CURSENTE, page 5
- Résumés des articles, page 9
- L’architecture du gothique tardif en Béarn, Soule et Navarre : réflexions sur la notion de frontière, par Valérie STEUNOU, page 15
- Un homme et sa légende : Gérard Roussel, la messe à sept points et l’attentat de Mauléon, par Sophie GALAN, page 29
- Plantations de feuillus : le remarquable exemple du Béarn aux XVIIe et XVIIIe siècles, par Michel BARTOLI et Bernard GENY, page 45
- L’architecture civile du XVIIIe siècle à Pau : trois exemples de la rue des Cordeliers, par Cécile DEVOS, page 71
- Lettres de soldats béarnais de la Révolution et du Premier Empire, par Jacques STAES, page 99
- La faune d’Ossau : traité de Pierrine Gaston Sacaze, par Françoise FABRE-BARRÈRE et Yves LIGNEREUX, page 117
- Quand Manet posait son chevalet à Oloron-Sainte-Marie, par Pierre-Louis et Anne GIANNERINI, page 159
- Des bonbons à l’opium de Marc-Aurèle aux salles de shoot expérimentales : pour une histoire contextualisée de l’idée de drogue, par Céline GUITOU, page 183
- France-Pyrénées, un quotidien au service du régime de Vichy, par Bernard BOCQUENET, page 199
- Hommage au chanoine Laborde : sa généalogie olographe, par Marc LE CHANONY, page 225
- Une star béarnaise à Hollywood : Adolphe Menjou, par Jean-François SAGET, page 249
Mélanges
- Un contrat de remplacement à la fin du Premier Empire, par Pierre TAUZIA, page 275
- 1943 : réfractaires au STO et maquisards, page 279
- Bibliographie béarnaise 2012, par Valérie CHAMPETIER DE RIBES et Jean-François SAGET, page 283
- Travaux universitaires 2012, page 297
- Ouvrages et travaux, page 301
- Du côté des associations soeurs, page 305
Vie de l’association

?- In memoriam : Jean-Pierre Barraqué, par Véronique LAMAZOU-DUPLAN, page 309
– Le carnet
de la SSLA, page 312
– Éphémérides 2013, page 313
– Conférences, page 315
– Concours Jeune chercheur 2012, page 320
– Excursion, page 322

Résumé des articles:

Valérie STEUNOU
L’architecture du gothique tardif en Béarn, Soule et Navarre :  réflexions sur la notion de frontière
La barrière naturelle des Pyrénées a probablement joué un rôle de catalyseur dans la dynamique des échanges et des réseaux qui sous-tendent les productions architecturales tardo-gothiques dans les Pyrénées occidentales, en particulier en Béarn, Navarre et Soule. Le questionnement sur une architecture transpyrénéenne se justifie sur un terrain d’actions où influences et réciprocités opèrent comme un laboratoire d’expérimentation et d’adaptation.Le territoire géographique devient ainsi le réceptacle de formes métissées qui participent de l’inconscient collectif d’une société en mutation entre Moyen Âge et époque moderne.L’analyse historiographique conduit à explorer les notions de tradition et de modernité en parallèle à l’analyse architecturale afin de poser la réflexion sur la pertinence d’une frontière entre une conception traditionnelle de partis architecturaux, de modes iconographiques et l’apport de formules exogènes conditionnant un terreau favorable aux transferts artistiques.

Sophie GALAN
Un homme et sa légende : Gérard Roussel, la messe à sept points et l’attentat de Mauléon
La connaissance que nous avons aujourd’hui de Gérard Roussel (vers 1480-1555), évêque d’Oloron et aumônier de la reine Marguerite de Navarre, est obscurcie par deux récits douteux : l’un présente l’évêque comme le créateur d’une cérémonie hérétique appelée la messe à sept points, l’autre le fait mourir des suites d’un attentat perpétré contre lui à Mauléon. En confrontant avec d’autres sources les propos des chroniqueurs à l’origine de ces légendes, on montre que leurs assertions ne sont pas à prendre au pied de la lettre : déformant les faits et elles-mêmes déformées au fil du temps, elles résultent de la volonté de rejeter l’ambigu Gérard Roussel du côté du protestantisme.  

Michel BARTOLI et Bernard GENY
Plantations de feuillus : le remarquable exemple du Béarn aux XVIIe et XVIIIe siècles
La récente découverte du procès-verbal de la réformation des forêts du Béarn menée en 1672 par Louis de Froidour vient remarquablement éclairer la très originale sylviculture de cette province. Les chênaies de plaine n’y étaient pas traitées en taillis, comme c’était le cas partout ailleurs dans le royaume, mais systématiquement plantées et les plants protégés. Cela permettait le pâturage et la coupe de la fougère sans mise en défens du jeune taillis. Froidour va parfaitement organiser ces plantations, leur renouvellement, la gestion des arbres têtards qui, à partir des futaies plantées, produisaient le bois de chauffage. En 1677, après avoir entendu Froidour, Colbert approuve alors une ordonnance spécifique au Béarn. En 1724, ces pratiques de plantation sont prises en main par les États de Béarn qui envoient des commissaires dans chaque communauté. Nous suivrons celui chargé de la région au sud de Sauveterre. En 1785, nombre de communautés plantent toujours, mais la pratique s’érode, les règles édictées par Froidour sont perdues de vue et, depuis quarante ans, la maîtrise des Eaux et Forêts de Pau est fermement opposée à cette méthode de gestion si loin de l’ordonnance de 1669 sur les eaux et forêts.

Cécile DEVOS
L’architecture civile du XVIIIe siècle à Pau : trois exemples de la rue des Cordeliers
Un inventaire du patrimoine culturel de la ville de Pau a commencé en 2010, s’attachant à l’étude de son patrimoine architectural. La priorité accordée à la progression topographique en cœur de ville, croisée avec des recherches en archives, permet de belles découvertes ou redécouvertes, notamment sur l’architecture du XVIIIe siècle. Les trois exemples qu’il a pu être possible d’étudier à la lumière combinée d’étude architecturale et d’archives, les n° 8, 12 et 14 de la rue des Cordeliers, illustrent ce qui semble être quelques constantes de la construction de cette époque (techniques, décor, modalités d’occupation), tout en apportant quelques jalons chronologiques précieux dans l’analyse des hôtels particuliers et immeubles de rapport de la ville de Pau au XVIIIe siècle.

Jacques STAES
Lettres de soldats béarnais de la Révolution et du Premier Empire
Faisant suite à de nombreuses lettres publiées antérieurement (entre 1979 et1997), sont présentées ici sept nouvelles lettres expédiées entre 1792 et 1813 : quatre sont écrites à leurs parents par trois soldats différents et deux d’entre elles, du même auteur, évoquent la situation militaire et civile en Espagne en 1808 ; les trois autres (de 1805, 1806 et 1807) sont dues à un officier qui évoque à la fois les opérations militaires auxquelles il participe, mais aussi ses affaires personnelles et le placement des sommes qu’il a mis de côté en prévision de sa vie future après son retour au pays.

Françoise FABRE-BARRÈRE  et Yves LIGNEREUX
La faune d’Ossau : traité de Pierrine Gaston Sacaze
Voici présenté un document inédit, rédigé en 1855 par Pierrine Gaston Sacaze de Béost-Bagès, le fameux berger-botaniste qui s’adonna pendant plusieurs décennies du XIXe siècle à l’étude de nombreux domaines touchant aux sciences de la nature. Bien que sentant ses limites, il s’efforça de dresser un traité de la faune d’Ossau qu’il confia à son ami François Couaraze de Laa en vue d’une publication éventuelle. Ce dernier ne put le corriger, ni le publier, mais le conserva avec tous les documents qu’il avait pu amasser sur l’histoire de l’Ossau. Tous ces manuscrits sont conservés par le service du patrimoine de la médiathèque intercommunale de Pau où nous l’avons découvert. Bien qu’incomplet, imparfait et obsolète dans certains domaines, il nous a semblé intéressant de publier les cinquante-cinq pages qui composent le manuscrit et d’en présenter une analyse succincte, une telle étude étant fort rare. Pour cela, nous avons fait appel à la collaboration d’Yves Lignereux, professeur à l’école nationale vétérinaire de Toulouse. Ainsi, les études sur le terrain de Gaston Sacaze seront, une fois encore, publiées comme il l’avait fait en 1843, dans les pages de la revue de la SSLA.

Pierre-Louis et Anne GIANNERINI
Quand Manet posait son chevalet à Oloron-Sainte-Marie
En septembre 1870, le peintre Édouard Manet a mis sa famille à l’abri à Oloron-Sainte-Marie pendant que lui-même et ses deux frères prenaient les armes pour défendre Paris assiégé par les Prussiens.Démobilisé après l’armistice de février 1871, il vient rejoindre les siens en Béarn, peint un certain nombre de tableaux, puis, après une halte d’une dizaine de jours, entame une lente remontée vers Paris où il arrive à la fin de la Semaine sanglante. Les faits sont à peu près connus, mais il reste beaucoup d’énigmes et d’incertitudes : Pourquoi Manet a-t-il choisi Oloron-Sainte-Marie ? Qui était son hôte, le mystérieux M. de Lailhacar ? Quels tableaux a-t-il vraiment réalisés à Oloron ? Où se trouvent aujourd’hui ces peintures ?  

Céline GUITOU
Des bonbons à l’opium de Marc-Aurèle aux salles de shoot paloises : pour une histoire contextualisée de l’idée de drogue
La question de la drogue est au cœur des préoccupations concernant notre société actuelle. Or, elle n’est que l’avatar d’une très ancienne et très universelle histoire. L’ambivalence et/ou l’ambiguïté entre drogue-poison-médicament a donné lieu à de multiples configurations selon l’état et les besoins du moment de la société. L’actuelle problématique contrôle/répression est – relativement – récente, puisqu’issue d’un processus d’intervention des autorités publiques au niveau national (depuis 1845), puis international (1909). La question des « salles de shoot » montre qu’elle reste toujours ouverte.

Bernard BOCQUENET
France Pyrénées, un quotidien au service du régime de Vichy
En lançant France Pyrénées en novembre 1940, les journalistes repliés ou démobilisés cherchent avant tout à retrouver un travail. Charles Tardieu, journaliste engagé employé à la censure centrale, donne sa caution au journal qui œuvre pour la Révolution nationale et glorifie Pétain. Le nouveau quotidien, créé avec le soutien financier du gouvernement dans une ville où il existe déjà deux journaux solidement installés – L’Indépendant des Pyrénées de tendance républicaine et Le Patriote des Pyrénées de sensibilité catholique –, réussit à s’implanter, malgré des difficultés financières récurrentes que l’équipe fondatrice ne parvient pas à surmonter. Le rachat du journal au bord du dépôt de bilan par un industriel qui possède d’importants capitaux permet la poursuite de cette expé- rience de presse avec une nouvelle équipe de journalistes très engagés dans la collaboration. Les mauvais rapports avec le censeur régional de Pau, qui débutent à l’été 1943, sont liés à des conflits de personnes et ne sont pas le reflet d’une quelconque opposition.

Marc LE CHANONY
Hommage au chanoine Laborde : sa généalogie olographique
Il y a 50 ans décédait le chanoine Jean-Baptiste Laborde. Celui qui fut l’un des membres les plus actifs de notre société laissait un ouvrage, inédit jusqu’à aujourd’hui, sur sa généalogie et sur l’histoire de sa famille. Il a paru fort intéressant de le publier mot à mot en gardant toutes les annotations et les commentaires de sa main. En même temps, l’intérêt de cette publication est de souligner son attachement à ces hommes et à ces femmes qui ont fait cette histoire familiale ponctuée de nombreuses anecdotes. La vie de ses ancêtres, qui nous semblent si proches, paraît avec une intensité et une humanité toute particulière. Voici le témoignage d’un passé qui n’est pas si lointain et qui resurgit sous la plume d’un historien et d’un félibre.   

Jean-François SAGET
Une star béarnaise à Hollywood : Adolphe Menjou
Le cinquantenaire de la disparition d’Adolphe Menjou est l’occasion de donner un coup de projecteur sur la seule véritable vedette de cinéma d’origine béarnaise que notre province ait produite à ce jour. S’il est aujourd’hui bien oublié, hormis des cinéphiles, sa très longue et brillante carrière, débutée avant la Première Guerre mondiale pour s’achever en 1960, fit de lui une des grandes stars du cinéma, en particulier dans les années vingt-cinq à cinquante. Le sombre épisode de son attitude lors de la chasse aux sorcières qui atteignit Hollywood pendant la Guerre froide ne perturba guère la fin de sa carrière et il resta jusqu’à la fin l’homme élégant, raffiné et souriant qu’il
avait si souvent interprété.

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